Le boulanger révolté

Critiques, points de vue et autres opinions sur l'artisanat boulanger en France : informations, qualité, hygiène, scandales alimentaires. Toute l'information qui fâche !


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Samedi 3 février 2007
Voici un modèle de lettre que tous les professionnels peuvent envoyer aux syndicats de la profession et en particulier M. CROUZET, Président de la Confédération Nationale de la Boulangerie Pâtisserie dont voici les coordonnées :

Confédération Nationale de la Boulangerie- Pâtisserie Française

M. CROUZET Jean-Pierre
27, avenue d'Eylau
75 782 PARIS Cedex 16




M. le Président,

 

J'ai constaté, avec la mise en place du régime de remboursement complémentaire de frais de soins de santé, à quel point notre pays s'enlisait dans des mesures sociales de plus en plus marxistes que VOUS avez approuvé ! Je trouve en particulier :

  • choquant d'imposer une complémentaire santé à toute une branche, les conditions d'affiliations étant identiques quelles que soient les entreprises. On sait pourtant que les entreprises artisanales n'ont ni la même structure, ni les mêmes capacités financières ; il est donc incohérent d'imposer à près de 35 000 entreprises différentes un régime identique. J'ai l'impression que cette nouvelle politique sociale est issue de celle des grandes multinationales ou des groupes nationaux (La Poste, SNCF...). Une fois encore on confond l'artisanat et les multinationales !
  • choquant qu'on impose une complémentaire santé à des gens qui, pour la plupart, sont déjà garantis ailleurs et souvent à des conditions bien plus avantageuses, les obligeant alors soit à payer deux complémentaires soit à résilier celle qu'ils avaient souscrite auparavant. C'est donc cela une avancée sociale à la Française ?
  • choquant que les employeurs supportent 50% du coût de la cotisation alors même qu'ils ne bénéficient pas de ces services. On ajoute une charge de plus aux entreprises sans se soucier d'en connaître, ni même d'en évaluer les conséquences ! Pourquoi ne pas imposer aux entreprises la prise en charge à 50% des frais de leurs salariés (loyer, crédits en cours etc etc...)
  • choquant qu'aucun appel d'offre n'ait été fait auprès de plusieurs compagnies, afin d'obtenir logiquement un excellent rapport prestation/coût compte tenu du nombre d'assurés. Lorsqu'en plus on sait que vous siégez au conseil d'administration de AG2R... Curieuse coïncidence ! S'agit-il d'un "avantage compétitif" de la part d'AG2R ou bien d'une violation pure et simple des lois anti-trusts ??

La seule communication que vous ayez entreprise est d'envoyer en juillet un document ressemblant plus à une publicité qu'à un document officiel. Résultat : tous les boulangers l'ont pris pour une publicité et l'ont jeté !! Etait-ce, d'après vous, le meilleur moyen d'informer vos membres ? Cela ressemble fort à un projet bâclé, fait à la va-vite, dans l'intention d'imposer une mutuelle dans laquelle VOUS avez des intérêts. Cette attitude vous sera très dommageable pour l'avenir et par voie de conséquence, pour l'avenir de notre métier.

Aujourd'hui, notre profession est dans l'impasse car, par votre attitude, vous ne nous laissez pas d'autre choix que de ne pas verser les cotisations et donc, de nous mettre en position de hors-la-loi.  Il s'agit d'un abus de pouvoir caractérisé ! Il me semble donc nécessaire de négocier un délai d'application qui permettra :

  1. de mieux communiquer sur ce projet dont personne ne conteste la légitimité.
  2. de lancer un appel d'offre auprès de différentes mutuelles. A ce propos, la déontologie voudrait que vous ne favorisiez pas une mutuelle dans laquelle VOUS avez VOS intérêts...
  3. de renégocier les conditions d'affiliation

En espérant que vous aurez la sagesse et la volonté de débloquer cette situation, veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.





Copiez-collez cette lettre et evoyez-là à M. CROUZET dont l'adresse figure ci-dessus.
par Robert publié dans : Actions
Samedi 3 février 2007
Cet article ouvre la catégorie "Actions". J'entends, en effet, faire réagir à la fois les professionnels et les consommateurs pour défendre notre métier car la critique n'a de sens que si elle est constructive. La première et la plus simple action que chacun peut mener est de réagir individuellement (de manière anonyme ou non) en envoyant un courrier expliquant notre désaccord ou notre point de vue à un destinataire qui a un pouvoir de décision. Cet article explique donc le meilleur moyen de faire pression par courrier. Reflechissez-y !


Lorsqu'on veut faire pression, il ne sert à rien d'envoyer une pétition avec la liste des signataires.  Le résultat d'une pétition c'est le plus souvent : toutes les signatures à la poubelle d'un coup. La meilleure méthode est que chacun envoie un courrier individuellement, pour la raison que je vais vous exposer :
Je crois qu'il y a en France 140 000 salariés en boulangerie répartis sur 35 000 entreprises, soit 35 000 employeurs que l'on peut quasiement doubler si on considère que les employeurs sont en couple. On obtient donc un total de 140 000 + 35 000 x 2 = 210 000 personnes susceptibles d'envoyer un courrier. Gageons qu'il faudra 6 mois pour que tout ce petit monde envoie son courrier, ce qui nous fait donc 6 mois x 30 jours = 180 jours. Par conséquent, on obtient 210 000 / 180 = 1166 lettres par jour (en incluant les week-end)... Ce qui nous fait donc en moyenne : 1600 lettres par jour travaillé.
A raison de 20 secondes pour ouvrir une enveloppe, jeter un oeil au courrier et décider soit de le mettre sur un tas soit à la poubelle cela fait 3 lettres à la minute soit 1600 / 3 = 533 minutes, soit 533 / 60 = quasiment 9 heures de travail PAR JOUR et ça, pendant 6 mois !

Là, ça devrait commencer à être parlant.

Outre le temps passé à ouvrir et classer les lettres, le volume de courrier à manipuler devient un problème pour le destinataire, qui (et c'est LA que c'est drôle !) ne peut absolument PAS empécher les lettres d'arriver, tous les jours, et il est obligé d'ouvrir TOUTES les lettres pour savoir ce qu'elles contiennent, même s'il veut finalement mettre le contenu à la poubelle.
(D'où la nécessité de NE PAS indiquer l'objet du courrier dans l'adresse d'envoi... pour contraindre le destinataire à ouvrir l'enveloppe)

Donc même si le destinataire ne veut pas entendre parler de nous, il va en entendre parler du simple fait que cela génèrera des problèmes dans son service, problèmes de place, de temps pour ouvrir les lettres, pour les classer ou même les mettre directement à la poubelle !

Conclusion ?

Signer une pétition sur internet ne peut pas avoir d'influence sur les hommes ayant un pouvoir de décision, car ces personnes n'agissent que pour s'occuper des problèmes qui les intéressent EUX.
par Robert publié dans : Actions
 
 
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