Depuis 1970, des chercheurs avient émis l'hypothèse d'un lien entre les troubles de l'attention avec hyperactivité et la consommation de colorants alimentaires artificiels ainsi que d'aliments contenant des salicylates (baies, certains fruits et légumes) . Ce lien a été mis en évidence par plusieurs études scientifiques en 2004.
Le trouble de l'attention avec hyperactivité
Le trouble de l'attention avec hyperactivité touche essentiellement les enfants, mais peut également se poursuivre à l'âge adulte. Il se caractérise par un comportement impulsif et agité qui interdit aux personnes atteintes de soutenir un effort pour effectuer une tâche structurée. L'origine de ce trouble nous est, aujourd'hui, inconnue ; il semblerait, cependant, qu'un terrain génétique "favorable" existe. Les seuls traitements qui existent à l'heure actuelle sont d'ordre médicamenteux, à base de psychostimulants comme les amphétamines et les méthylphénidates dont les effets secondaires à long termes sont inconnus...
En 2004, des chercheurs ont examiné les résultats de 15 études cliniques en double aveugle, avec permutation, faisant appel à des colorants alimentaires comparables. Celles-ci ont établi que chez les sujets astreints à un régime sans colorants alimentaires artificiels, les améliorations moyennes de comportement se situaient entre 33 % et 50 % des améliorations généralement obtenues en cas de traitement médicamenteux1.
L'exemple de la tartrazine (E102)
La tartrazine est un colorant azoïque2 jaune, utilisé dans l'alimentaire (boissons, confiseries, biscuiterie etc...) et la cosmétique. On sait aujourd'hui que la tartrazine peut provoquer des allergies alimentaires mais également qu'elle intervient comme agent chélateur du zinc dans le sang3. Or les études effectuées jusque là sur des enfants atteints de troubles du déficit d'attention avec hyperactivité ont montré un taux anormalement bas de zinc dans les cheveux, les ongles et le sang. Enfin, il semblerait que ce colorant artificiel réagisse avec les conservateurs alimentaires de la famille des benzoates (E210 à E 219) et provoque l'hyperactivité chez l'enfant.
Cela étant, la tartrazine n'est pas le seul colorant artificiel mis en cause, il faut également se méfier du rouge cochenille (E124), du jaune de quinoléine (E104), du jaune orangé S (E110) de l'érythrosine (E127). Voici pour les principaux ; les autres sont déconseillés4. En tous les cas, la modération a meilleur goût !
Les études menées en 2004 ont le mérite de prouver de manière scientifique que des additifs ont une influence nocive sur la santé. Peut être la fin de l'omerta ? Bien sûr, le monde de l'artisanat n'échappe pas aux colorants alimentaires artificiels, notamment par le biais des produits manufacturés en pâtisserie. J'espère que ces études seront les prémices d'une véritable prise de conscience dans nos métiers et auprès des consommateurs : quand est-ce que les artisans comprendront qu'il vaut mieux faire soi même ses produits, et lorsque que des additifs sont nécessaires, de sélectionner des additifs naturels, non nocifs pour la santé ? En attendant, réjouissons-nous que les instances européennes prennent note des récentes études sur l'influence nocive des colorants artificiels pour la santé.
1 Source : European Food Information (EUFIC) - Lire l'article
2 Les colorants azoïques sont obtenus synthétiquement. Ils sont actuellement les plus employés. Au niveau de leur formule chimique, ils contiennent un groupement azoïque reliant deux noyaux benzéniques.
3 Source : Laboratoire Great Plains - Kansas USA. Un agent chélateur est une substance qui va s'associer aux métaux pour former des composés solubles stables. L'élément associé perd alors ses propriétés. On les utilise, par exemple, pour lutter contre les intoxications au plomb, l'agent chélateur inhibant alors les effets nocifs du plomb.
4 Il faut savoir que la tartrazine est un colorant artificiel interdit dans les produits alimentaires aux Etats-Unis mais pas en Europe...
Le trouble de l'attention avec hyperactivité
Le trouble de l'attention avec hyperactivité touche essentiellement les enfants, mais peut également se poursuivre à l'âge adulte. Il se caractérise par un comportement impulsif et agité qui interdit aux personnes atteintes de soutenir un effort pour effectuer une tâche structurée. L'origine de ce trouble nous est, aujourd'hui, inconnue ; il semblerait, cependant, qu'un terrain génétique "favorable" existe. Les seuls traitements qui existent à l'heure actuelle sont d'ordre médicamenteux, à base de psychostimulants comme les amphétamines et les méthylphénidates dont les effets secondaires à long termes sont inconnus...
En 2004, des chercheurs ont examiné les résultats de 15 études cliniques en double aveugle, avec permutation, faisant appel à des colorants alimentaires comparables. Celles-ci ont établi que chez les sujets astreints à un régime sans colorants alimentaires artificiels, les améliorations moyennes de comportement se situaient entre 33 % et 50 % des améliorations généralement obtenues en cas de traitement médicamenteux1.
L'exemple de la tartrazine (E102)
La tartrazine est un colorant azoïque2 jaune, utilisé dans l'alimentaire (boissons, confiseries, biscuiterie etc...) et la cosmétique. On sait aujourd'hui que la tartrazine peut provoquer des allergies alimentaires mais également qu'elle intervient comme agent chélateur du zinc dans le sang3. Or les études effectuées jusque là sur des enfants atteints de troubles du déficit d'attention avec hyperactivité ont montré un taux anormalement bas de zinc dans les cheveux, les ongles et le sang. Enfin, il semblerait que ce colorant artificiel réagisse avec les conservateurs alimentaires de la famille des benzoates (E210 à E 219) et provoque l'hyperactivité chez l'enfant.
Cela étant, la tartrazine n'est pas le seul colorant artificiel mis en cause, il faut également se méfier du rouge cochenille (E124), du jaune de quinoléine (E104), du jaune orangé S (E110) de l'érythrosine (E127). Voici pour les principaux ; les autres sont déconseillés4. En tous les cas, la modération a meilleur goût !
Les études menées en 2004 ont le mérite de prouver de manière scientifique que des additifs ont une influence nocive sur la santé. Peut être la fin de l'omerta ? Bien sûr, le monde de l'artisanat n'échappe pas aux colorants alimentaires artificiels, notamment par le biais des produits manufacturés en pâtisserie. J'espère que ces études seront les prémices d'une véritable prise de conscience dans nos métiers et auprès des consommateurs : quand est-ce que les artisans comprendront qu'il vaut mieux faire soi même ses produits, et lorsque que des additifs sont nécessaires, de sélectionner des additifs naturels, non nocifs pour la santé ? En attendant, réjouissons-nous que les instances européennes prennent note des récentes études sur l'influence nocive des colorants artificiels pour la santé.
1 Source : European Food Information (EUFIC) - Lire l'article
2 Les colorants azoïques sont obtenus synthétiquement. Ils sont actuellement les plus employés. Au niveau de leur formule chimique, ils contiennent un groupement azoïque reliant deux noyaux benzéniques.
3 Source : Laboratoire Great Plains - Kansas USA. Un agent chélateur est une substance qui va s'associer aux métaux pour former des composés solubles stables. L'élément associé perd alors ses propriétés. On les utilise, par exemple, pour lutter contre les intoxications au plomb, l'agent chélateur inhibant alors les effets nocifs du plomb.
4 Il faut savoir que la tartrazine est un colorant artificiel interdit dans les produits alimentaires aux Etats-Unis mais pas en Europe...
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